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LES GIGOTS BITUMES : UN ESPRIT, UN GROUPE

LES GIGOTS BITUMES : UN ESPRIT, UN GROUPE

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MOSCATO, heureux d'être le nouveau Gigot Bite d'Or

Lors du repas de fin d'année (merci Francky !), Moscato fut nommé Gigot Bite d'Or.

Voici la première déclaration de l'heureux élu :

"Chers amis,

Votre très aimé Président Montauboule Dernier a fait de moi son premier Gigot Bite d’Or 2015-2016. Soit. Sic transit gloria mundi. Amen. Sois ici remercié comme il se doit, ô mon souverain bien aimé. Voilà pour le protocole.

Si le geste me touche, la manœuvre de l'animal quant à elle m’étonne et me choque quelque peu et tel est mon constat : le voilà en effet repu et pleinement investi - l’infâme - des 2 attributs les plus jouissifs de son pouvoir tout neuf, et nous en avons ici et pas plus tard qu’hier soir la preuve irréfragable, savoir la malice pernicieuse et l’autorité aveugle.

L’autorité aveugle dans son choix unilatéral de me refiler l’engin, décision sans concertation ni recours possible qui l’aura vu exercer seul, le menton haut et le sexe dressé, son petit pouvoir autocratique de jeune provincial pubère en mal de reconnaissance.

Passons lui cet excès de zèle bien maladroit de celui qui fraichement désigné n’a d’autre souci que de légitimer son nouveau statut aux yeux endormis de la plèbe qui l’aura porté au trône dans un élan d’inconscience rigolarde, faute de candidat plus sérieux et au prix d’une pantalonnade démocratique que toute la Promotion Voltaire nous envierait si lui en était donné connaissance. En revanche, je ne le croyais pas capable de telle sournoiserie, tant sa grosse trogne hilare et rougeaude de pataraud tarbais ne laissait rien deviner d’une quelconque once de capacité manœuvrière ou même d’intelligence calculatrice. Ce roitelet populacier m’a donc refilé le Gigot-bite avec un objectif précis, inavoué mais patent, qui est ni plus ni moins que de m’assigner à résidence, me fixer au bercail gigobitumesque, m’entraver rue du repos, entre les chiottards et le cimetière (je n’ose plus parler du parking …), moi qui étais déjà épris de nouveaux horizons lointains, de libertés juvéniles retrouvées, errant dans la pampa en recherche de nouvelles aventures, le souvenir gai d’un récent passé rugbystique peu glorieux mais assez rigolo tout de même scrupuleusement niché dans ma besace de vie.

Petit malin que tu es, jeune plouc midi-pyrénéen, ne te vois-je pas venir ? à implorer papa de revenir chausser ses crampons moisis, enfiler sa tenue qui puire (je ne l’ai pas lavée), venir raconter ses balivernes du mercredi soir que vous connaissez tous par cœur même si votre étron présidentiel n'en a pas lui de cœur, ou encore brailler ses inepties éculées et ses ritournelles grivoises d’un tout autre temps, et plus généralement à se donner consciencieusement en spectacle pour amuser la galerie et ce parterre bigarré de joyeux drilles hébétés et puceaux qui compose aujourd’hui la nation gigobitarde ? …

Peuchère, je suis cerné. "